6 raisons surprenantes pour lesquelles vos prochaines « grandes » vacances devraient en réalité être composées de plusieurs petites.
- Kevin Emsley
- 11 févr.
- 8 min de lecture
Avant de commencer, je ne dis pas qu'il ne faut jamais prendre de longues vacances. Beaucoup d'entre nous apprécient ces longs séjours, et pour certains, un voyage par an suffit. Je sais qu'une seule pause par an ne me suffit pas ! C'est surtout pour vous ! Pour échapper à la routine, à l'ennui, au stress et à l'épuisement professionnel, tout en vous relaxant et en profitant de moments précieux avec vos proches. Vos proches aussi ont besoin de votre attention et de votre affection.
Vous avez passé un an à planifier ce voyage, et probablement à économiser. Les vacances de vos rêves. Deux semaines dans un lieu exotique, peut-être à trois fuseaux horaires de distance. Vous avez répertorié chaque musée, restaurant et point de vue digne d'Instagram. Vous avez créé un itinéraire partagé sur trois applications différentes.
Et puis vous arrivez sur place, et honnêtement ? Vous êtes épuisé avant même que le deuxième jour ne commence.
Voici ce que personne ne mentionne dans ces magazines de voyage : les longs séjours à l'étranger sont souvent plus stressants que relaxants. Et la science le confirme de manières qui pourraient vous surprendre.
Le blues post-vacances est bien réel (et étayé par des recherches).
Parlons de ce qui se passe après votre retour de ces deux semaines d'aventure. On pourrait penser que vous vous sentiriez revigoré pendant des mois, n'est-ce pas ?
Non.
Les études menées par le chercheur Nawijn et ses collègues ont révélé un résultat plutôt décevant : la plupart des gens se sentaient plus heureux avant et pendant leurs vacances, mais pas après leur retour. Les effets positifs s’estompaient en quelques jours.
Repensez à votre dernier grand voyage. Combien de temps a duré cette sensation de détente une fois de retour au bureau ? Une semaine ? Trois jours ? Le lundi suivant, vous aviez probablement l’impression que les vacances n’avaient jamais eu lieu.

1. Pourquoi des pauses courtes et régulières sont plus efficaces
C'est là que ça devient intéressant. Une méta-analyse de 2022 (c'est-à-dire une étude d'études, soit la référence scientifique absolue) portant sur plus de 2 300 participants a révélé que des pauses brèves et fréquentes améliorent significativement le bien-être et la performance au travail.
On parle de micro-séjours. De courtes vacances. D'escapades de week-end.
L'enquête de Diamond Resorts International a révélé que plus des trois quarts des personnes interrogées se sentaient plus heureuses lorsqu'elles planifiaient un voyage au moins une fois par an . Mais voici ce qui compte le plus : il ne s'agit pas d'un seul long voyage, mais de pauses régulières tout au long de l'année.
Le Dr Leigh Vinocur, médecin membre de l'American College of Emergency Physicians, l'exprime clairement : « Prendre des vacances régulières et périodiques, tout en prenant du temps pour soi et sa famille, réduit le niveau de stress et diminue la libération de toutes ces hormones de stress qui contribuent à la dégradation de notre santé mentale et physique. »
Régulier. Voilà le mot clé.
Avoir des vacances régulières tout au long de l'année permet de multiplier les occasions de se réjouir. Ces attentes positives contribuent au bien-être mental en créant une anticipation favorable, ce qui réduit le stress, accroît la motivation et nourrit l'espoir dans les moments difficiles. Elles agissent comme un point d'ancrage mental, aidant à rompre la monotonie et procurant un sentiment d'utilité et de joie, même à travers de petits événements planifiés.
2. Le piège du grand voyage : quand voyager devient du travail
Soyons honnêtes un instant concernant les voyages longue distance.
Vous passez des semaines, voire des mois, à rechercher des vols, comparer les hôtels, lire des avis, établir des itinéraires. Vous vous inquiétez pour vos bagages (et s'il fait froid ? et s'il fait chaud ?). Vous vous souciez de votre passeport, du poids de vos bagages, et vous vous demandez si vous avez bien pensé à prévenir votre banque.
Puis vient le jour du voyage. Les files d'attente à l'aéroport. Les vols retardés. Les bagages perdus. Le décalage horaire qui vous terrasse pendant les trois premiers jours. Le temps de vous adapter au fuseau horaire, il ne vous reste plus que quatre jours avant de rentrer et de recommencer le même parcours en sens inverse.
Ah oui, et n'oubliez pas :
Se repérer dans les transports en commun inconnus dans une langue que l'on ne parle pas
Arnaques potentielles ciblant les touristes
Intoxication alimentaire due à l'eau ou à une cuisine inconnue
La pression de « tout voir » parce qu'on a dépensé beaucoup d'argent
Rentrer chez soi, choc culturel inversé et boîte mail saturée
Ce n'est pas de la détente. C'est un travail d'un autre genre.
3. La science du véritable déroulement
Les chercheurs évoquent un phénomène appelé « détachement psychologique », c'est-à-dire la capacité du cerveau à se déconnecter efficacement du stress professionnel. Il s'agit d'un facteur essentiel pour une récupération optimale pendant les congés.
Mais voici le problème : le détachement psychologique est quasiment impossible lorsqu’on est stressé par la logistique, qu’on souffre du décalage horaire ou qu’on panique parce qu’on a perdu son portefeuille dans un pays étranger.
D'après les recherches de Zhang et Peng, les gens voyagent souvent pour « vivre une expérience différente » et « enrichir leurs connaissances ». Ce sont d'excellents objectifs. Mais si le voyage pour accéder à cette « expérience différente » est stressant, votre énergie mentale est déjà épuisée avant même le début des vacances.

À quoi ressemble réellement une « courte pause » ?
On parle de 2 à 4 jours. C'est tout.
Choisissez une destination facilement accessible. Concentrez-vous sur une ou deux activités, pas douze. Prévoyez du temps libre, ce que les chercheurs appellent « temps non structuré », mais que vous appelleriez probablement « ne rien faire du tout, et c’est génial ».
Quatre jours de vacances ont des effets positifs considérables sur le stress, la récupération et le bien-être, qui peuvent se prolonger de 30 à 45 jours après le retour. Alors, ce long week-end ? Il pourrait vous apporter des bienfaits plus durables qu’un séjour de deux semaines à l’étranger.
Voici ce qui se passe : vous vous réveillez sans réveil. Vous prenez votre temps pour préparer votre café. Vous partez en balade sans consulter de carte. Vous cuisinez dehors. Vous discutez avec votre partenaire ou un ami sans vous presser pour votre prochain rendez-vous, ou vous consacrez de précieux moments à créer des souvenirs avec vos enfants au lieu de vous concentrer sur vos tâches quotidiennes. Cela renforcera vos liens avec les personnes qui comptent le plus pour vous !
Le rythme change. Pas de façon spectaculaire : il redevient simplement plus rapide, à l'échelle humaine.

4. Les trois étapes du bonheur (et pourquoi les courts séjours sont les meilleurs)
Les vacances procurent du bonheur en trois étapes :
Anticipation (avant votre départ)
Vivez l'expérience (pendant que vous êtes sur place)
Souvenirs (après votre retour)
Voilà le point essentiel : les études montrent que le plaisir d’anticiper est quasiment identique, qu’il s’agisse d’une escapade de fin de semaine ou d’un voyage international d’une semaine. Vous profitez pleinement des bienfaits de la planification sans pour autant épuiser tous vos jours de congé.
Et comme les courts séjours sont plus abordables, vous pouvez en faire plusieurs tout au long de l'année. Une étude de 2012 publiée dans le Journal of Happiness Studies a révélé que les personnes qui effectuaient plusieurs courts séjours de vacances étaient globalement plus heureuses que celles qui faisaient un seul long voyage.
En gros, vous répartissez le bonheur sur toute l'année au lieu de le concentrer sur deux semaines.

5. Quand la météo n'a pas d'importance (et autres surprises)
Un des avantages inattendus souvent mentionnés concernant les courts séjours à la campagne : le mauvais temps ne gâche pas le voyage.
De la pluie un jeudi matin ? Vous vous blottissez l'un contre l'autre dans le salon, riant aux éclats devant des jeux de société et grignotant vos en-cas préférés, sans la moindre hâte. Dehors, la pluie tambourine contre le dôme géodésique, enveloppant l'espace d'une douce mélodie. Le monde semble plus doux, plus réconfortant. Plus chaleureux. Plus sûr. C'est le genre d'instant simple et heureux où le temps s'arrête, et où l'on comprend que c'est exactement là où l'on doit être. Cela fait partie intégrante du voyage, et non un désastre qui aurait gâché votre précieux billet d'avion.
Il n'y a pas non plus de « fatigue de retour ». Pas de décalage horaire. Pas de jours perdus à récupérer. Même 48 heures dans un rythme différent peuvent changer votre perspective. Vous rentrez chez vous plein d'énergie, et non épuisé et en manque de vacances après vos vacances.
L'Association américaine de psychologie a constaté que 68 % des personnes interrogées se sentaient de meilleure humeur après une pause, 66 % se sentaient plus énergiques et 57 % ressentaient un stress réduit. Ces chiffres restent valables pour les courtes pauses, voire davantage, car le trajet aller-retour n'est pas épuisant. De plus, si vous prenez des pauses régulières, un intervalle plus court entre elles vous laissera moins épuisé qu'une année entière sans vacances.
6. L'aspect pratique dont personne ne parle
Les courts trajets sont, d'un point de vue logistique, plus simples, et ce, de manière plus importante qu'on ne le pense.
Voyager léger, c'est éviter les frais de bagages enregistrés, les files d'attente et le stress si votre valise n'arrive pas. Un sac à dos suffit. Et si vous oubliez quelque chose, pas de panique si vous êtes tout près de chez vous.
Il est aussi psychologiquement plus facile de se déconnecter du travail. Pendant trois jours d'absence, votre boîte mail ne sera pas saturée. Vous pouvez enfin vous détendre au lieu de consulter vos e-mails frénétiquement par peur de manquer « trop de choses ».

À qui cela convient-il ?
Ce n'est pas pour tout le monde, et c'est très bien ainsi. Si vous aimez les longs voyages à l'étranger, continuez. Un jour, j'écrirai aussi à ce sujet.
Mais si vous êtes quelqu'un qui :
Rentre de longs voyages plus fatigué que reposé.
Il passe les trois premiers jours de ses vacances à se remettre du voyage.
J'aimerais que tu puisses prendre des congés plus souvent, mais je ne peux pas me permettre de partir des semaines.
Elle préfère les longs petits déjeuners aux itinéraires chargés.
Aime se promener sans but précis.
Alors, de courts séjours locaux pourraient être exactement ce qu'il vous faut.
Rendre le projet réel
Planifier un court séjour est volontairement simple.
Réservez 2 à 4 nuits. Choisissez une ou deux activités qui vous intéressent vraiment, plutôt qu'une liste d'« incontournables ». Laissez ensuite place à l'imprévu : la boulangerie fermée, le sentier qui offre un panorama inattendu, la conversation avec l'hôte qui se prolonge après le coucher du soleil.
Ces surprises inattendues deviennent souvent les histoires dont on se souvient et beaucoup peuvent s'avérer être une expérience positive.
L'objectif n'est pas de cocher des cases sur des sites touristiques. C'est de vivre à un rythme plus lent pendant quelques jours. De se ressourcer sans le casse-tête logistique. De rentrer chez soi avec le sentiment d'avoir vraiment voyagé et non pas seulement d'avoir passé du temps à se reposer.
Et puis, quelques mois plus tard, recommencez.

En résumé
La récupération ne nécessite pas toujours de s'éloigner. Parfois, la meilleure façon de se ressourcer est plus proche qu'on ne le pense : à quelques heures de route, quelques jours seulement, et suffisamment simple pour que l'on puisse consacrer son énergie à profiter du lieu plutôt qu'à organiser le voyage.
Les études sont formelles : des pauses fréquentes et plus courtes procurent des bienfaits sur le bien-être équivalents, voire supérieurs, à ceux des longs séjours. Elles sont plus abordables, plus durables et souvent plus mémorables, car on est suffisamment présent pour apprécier pleinement l’endroit où l’on se trouve.
Vos prochaines grandes vacances ? Ce seront peut-être de courtes vacances. Et c'est peut-être exactement ce dont vous avez besoin.
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